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Tout sur l'émission "Jeux sans frontières"

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ROSANNA VAUDETTI, présentatrice italienne

2 juin 2010 • Catégorie(s) : Interviews

Célèbre speakerine de la RAI – elle ouvrit l’antenne de la deuxième chaîne en 1961 et accompagna les téléspectateurs lors du passage à la télévision en couleurs, Rosanna Vaudetti a assuré de 1971 à 1977 les commentaires des « Jeux sans frontières » italiens aux côtés de Giulio Marchetti.

Elle nous raconte ses souvenirs dans le cadre de notre « Jour J…Sf », grande journée spéciale consacrée au 45ème anniversaire de la création de l’émission.

L’arrivée à « Jeux sans frontières »

J’ai été appelée pour les « Jeux » à l’improviste, suite au forfait de Renata Mauro. J’avais déjà présenté plusieurs émissions importantes [culturelles, musicales et même sportives - certaines en direct] et j’avais donc acquis sur le terrain la confiance de mes responsables pour présenter une émission en direct et en Eurovision, très chère : la plus importante de l’été. Par ailleurs, je parlais anglais, allemand et français, indispensables pour une production internationale.

Les camarades de jeu

Giulio Marchetti, le présentateur, était un acteur de cinéma très populaire auprès des jeunes. Nous étions suivis par une moyenne de 18 millions et demi de téléspectateurs par émission et à l’époque, un sondage avait révélé que nous avions tous les deux un taux de satisfaction très élevé : plus de 90% ! J’ai retrouvé cela en relisant des coupures de presse que j’ai conservées et feuilletées avant l’interview.

Quand j’ai rencontré Ettore Andenna sur le plateau de l’émission « Tutti pazzi per la tele » [l'adaptation italienne des "Enfants de la télé", NDT], il m’a fait remarquer que je suis la commentatrice qui a présenté le plus d’émissions tandis que lui est le commentateur qui détient le record absolu.

C’est avec Pietro Turchetti, l’un des deux réalisateurs italiens avec Luigi Turolla, que j’ai fait la première annonce des programmes de la télévision en couleur à l’occasion des Jeux Olympiques de Munich le 26 août 1972.

Mais les vrais protagonistes, c’étaient les jeunes des équipes qui provenaient d’Italie et de toute l’Europe. Les journées étaient intenses, ils se parlaient par gestes, ils étaient adversaires mais naissaient tout de même entre eux de grandes amitiés et de grandes histoires d’amour.

« Jeux sans frontières » : une grande émission

« Jeux sans frontières » occupe une place de premier plan dans l’histoire de la télévision italienne. Tout d’abord, parce que c’était une émission qui cherchait à transmettre un idéal : l’Europe unie. Ensuite, parce qu’à une époque où la télévision consacrait chaque heure de la journée à une catégorie différente de personnes, elle permettait aux enfants d’accéder une fois par semaine aux programmes de soirée, dédiés aux grands. Les enfants se sentaient importants parce qu’ils suivaient avec toute la famille un spectacle qui plaisait aux grands et aux petits.

« Jeux sans frontières » était une production grandiose qui demandait un grand nombre de savoir-faire, mais le coût était accessible car chaque nation ne payait que l’émission qu’elle organisait et retransmettait les autres quasiment gratuitement.

Joyeux anniversaire !

Quand en 1999, on m’a appelée pour les 30 ans des « Jeux », j’étais très heureuse. C’était très beau de sentir à nouveau cette ambiance. Même si j’ai présenté ensuite d’autres émissions, importantes et qui demandaient beaucoup de travail, les « Jeux sans frontières » sont toujours dans mon coeur. Joyeux anniversaire à tous les amis des « Jeux »  et merci pour tout ce que vous faites pour maintenir en vie le souvenir de cette émission !

Propos recueillis par Nicolò Pillirone.
Traduction : Sébastien Dias

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  1. J’ai regardé une fois et c’est pas trop trop mal dans l’ensemble… Mis à part un arbitre qui s’égosille un peu trop et qui doit en faire des caisses pour assurer le show ainsi qu’une présentatrice au sourire ultra-brite plus attirée par son reflet dans la caméra au lieu d’être proche et réactive avec son collègue animateur mais aussi les candidats…

    Le hasard fait généralement bien les choses…. mais bon, là, comme par hasard, c’est la dernière et sixième émission éliminatoire qui départage les deux équipes prétendantes à la finale… la joie du montage…

    Il aurait été aussi de bon ton de faire jouer les quatre équipes à chaque fois au lieu de les opposer deux à deux… On aurait additionné les scores obtenus à chaque émission et c’est l’équipe avec le plus gros total à la fin des six émissions qui serait allée en finale

    Il est surtout URGENT de revoir les règles du dernier jeu qui est complètement aberrant… Comment se permettre de traduire un écart de points en une distance, ce qui n’est pas du tout significatif et qui est difficilement convertible !!

    Une équipe peut très bien gagner jeu sur jeu et tout perdre au dernier moment, tout ça dans le but de ménager un « pseudo-suspense » à deux balles alors à quoi bon alors se fatiguer durant les épreuves si c’est pour tout perdre à la fin ?? Suffit juste de mettre des candidats costauds au dernier jeu et c’est gagné…

    Les questions de culture générale étaient plus adaptées comme dernier jeu et avaient selon moi plus de sens… Disons que les candidats faisaient fonctionner leurs jambes mais aussi leur tête !!

    Néanmoins, cette session de Jeux à la neige est moins ennuyeuse et surtout moins cheap que les Intervilles des années 2000 sur France Télévisions… Gardons espoir que Mistral Productions continue sur cette lancée à remonter la pente…

    Ce n’est pas une questions d’argent mais juste d’avoir l’envie et la volonté !!!